
Pas de problème avec les collègues de Peg, depuis toujours au courant : au contraire, on a passé une grande partie de la soirée à papoter de l'homoparentalité.
Comme d'habitude, les éternels étonnements sont apparus au bout de 30 secondes : "hein, pas possible en France l'insémination ?", "quoi, c'est aussi cher et pas remboursé ?", "mais c'est dégueulasse !".
Oui, je suis bien d'accord... mais en attendant, on fait avec les moyens du bord et on dit merci à nos voisins européens.
Avec les grands-chefs, la situation était un peu différente. Ca me fait toujours sourire cette façon un peu maladroite qu'ont les gens pour nous dire que notre couple ne les choque pas : ça tombe toujours comme un cheveu sur la soupe, par un exemple dans la conversation du type "c'est comme pour les couples homos, chacun fait ce qu'il lui plaît-plaît-plaît", avec un sourire appuyé. Ca me fait sourire, et pourtant, je crois que j'aurais tendance à faire la même chose face à d'autres personnes "atypiques", comme pour signaler qu'il n'y a pas de problème. En réalité, le simple fait de se comporter normalement suffirait... Je crois qu'on aime bien se compliquer la vie !
Bref, nous sommes rentrées à la maison avec une sensation difficile à expliquer, heureuses d'être un couple comme les autres en société, pas seulement pour nos proches. Tout n'est pas rose pour les homos, je sais que nous sommes chanceuses de naviguer dans un environnement globalement très open. Mais je reste convaincue que les gens sont vraiment prêts à ce que les lois bougent, du côté du mariage comme du côté de l'homoparentalité...
Alors les politiques, c'est quand qu'on montre qu'on a des ovaires ?
ALi

Le premier essai n'a pas été très
concluant puisque j'étais gênée : j'avais oublié que l'on pouvait couper le petit tube pour qu'il n'appuie pas sur les lèvres ou sur l'entrée du vagin.
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