Pff...

Publié le par Alipeg CARVIN

Pour commencer, j'avoue, on s'est un peu emballées sur la bonne résolution. J'y remédie donc avec ce post pas très enthousiaste.


Tout a commencé par un dîner il y a quelques jours avec une copine qu'on n'avait pas vue depuis bien longtemps. Alors forcément, petite mise à jour de rigueur : boulot, maison, projet bébé, vie de couple et tout le bla bla. Et je me suis rendue compte que dès qu'on mentionnait l'un de ces sujets, je finissais toujours par dire : "ouais, enfin, c'est pas si simple, je crois qu'on va devoir faire un petit tour par les tribunaux." Pourquoi ? Parce que notre putain d'Etat français nous rend complexe tout ce qui est évident jusqu'à ce qu'on se confronte à la réalité administrative ! Au choix :

- notre nom composé :
On l'utilise au quotidien, Peg l'utilise dans son nouveau job, moi pour mon inscription en thèse. Et on a le droit, c'est la dame de la mairie et celle du Tribunal d'Instance qui nous l'on confirmé. Alors où est le problème ? C'est qu'on ne peut pas avoir ce nom sur nos papiers d'identité à la case "nom d'usage" ! Logique non ? Résultat, on peut utiliser ce nom partout, y compris pour nos impôts, la CAF et tutti quanti MAIS on ne peut pas justifier de ce nom si on nous en fait la demande...

- notre future marmaille :
Outre le transfert franco-belge qui sera nécessaire à la conception de nos grenouilles et sur lequel on ne va pas revenir parce que je suis déjà assez énervée comme ça, c'est la non-reconnaissance du second parent dit "social" qui en plus de m'agacer me fait flipper. Alors certes, on avance peu à peu, notamment avec la bonne nouvelle de la semaine dernière où un couple a obtenu une partage d'autorité parentale. Mais il ne faudrait pas oublier que l'autorité parentale de la 2e maman prendrait fin si la maman 1 venait à mourir, logique !!! Ben oui, vivre chez ses grands-parents ou dans une famille d'accueil, c'est mieux que de continuer de vivre chez soi avec sa mère, c'est bien connu...
Alors on envisage déjà la bataille juridico-notariale à venir : tutelle testamentaire, partage d'autorité parentale, garde alternée à obtenir  (à arracher dirairs-je) en vue d'une éventuelle séparation..

- notre mutuelle :
Il y cinq minutes au téléphone, j'appelle ma mutuelle pour y ajouter Peg.
 " - Bonjour madame, j'appelle pour ajouter ma pacsée sur ma mutuelle.
- Votre pacsée ?
- Oui, la personne avec qui je suis pacsée !
- Ah, ok. Donc il suffit d'écrire au centre à Paris pour ajouter le nom de votre compagnon
- De ma compagne
- Pardon ?
- De ma compagne, ma femme, ma conjointe (bordel de m* ! ! ! )
- Euh, je ne comprends pas...
- Ben c'est pas grave, je vais voir avec Paris (avec un peu de chance ils auront déjà vu des z'homos à la Gay Pride et ils sauront à quel genre de mode de vie pervers je fais allusion quand je parle de ma compagne...)"



Sur cette note enjouée et légère, je vous laisse. Je vais prendre une douche relaxante et essayer d'oublier qu'on en a encore pour presque 5 ans en Sarkosie et sans doute un peu plus en connerie humaine.


Ali
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Ali 24/01/2008 08:36

Coucou Chris au féminin et bienvenue. Tu voulais des lesbiennes militantes, je crois que tu en as trouvées ;-)Une rencontre lyonnaise est possible. Faudrait qu'on en discute par mail privé. Utilise la rubrique Contact (tout en bas  de l'écran, en bleu)A bientôt !!!

Chris au féminin 23/01/2008 17:17

Bonjour à toutes deux!
Je suis tombée sur votre blog par un pur hasard, j'avoue etre contente de croiser des lesbiennes militantes; je n'en ai pas beaucoup autour de moi. Ma copine ne s'affirme pas réellement et moi je ne sais pas ou me mettre à vrai dire. Par moment notre cause me passionne , par moment elle m'effraie car je suis victime d'homophobie de la part de ma propre famille. Ma petite soeur ne me parle plus et les autres font comme si de rien n'était. Bref je me suis toujours intéressée au gender studies qui me passionnent. J'avoue que c'est ce que j'aurais étudié si j'avais été dans une université canadienne...J'ai tenté de lire J. Butler mais pas facile, néanmoins cela m'interpelle toujours. Je suis une lyonnaise d'adoption, loin de son ile. Je serai ravie de faire votre connaissance si cela vous dit
a bientot peut etre
 

Lise 22/01/2008 20:03

En effet, le nom de jeune fille reste le nom légal jusqu\\\'à la fin de sa vie, un peu comme son "matricule" de sécu, le nom marital n\\\'est qu\\\'un nom usuel, et en fait tu as le choix de garder ton nom de jeune fille si tu le souhaites....
C\\\'est plutôt en cas de reproduction que cela devient problématique, puisque l\\\'enfant portera les noms des deux parents, et ses enfants à lui portera-t-il les noms de ses quatre grands parents??? ainsi de suite?
L\\\'important n\\\'est-il pas de se reconnaitre en son nom (perso, j\\\'ai eu plus de mal à accepter le prénom que mes parents m\\\'avaient choisi....)tout ça est tellement personnel, du coup, je suis d\\\'accord avec vous, on devrait avoir le libre choix de prendre le nom qui nous convient....ou plutôt le libre choix des raisons pour lesquelles on opte pour ce nom... (c\\\'est pas très clair, mais bref, j\\\'me comprends)

Mathilde 22/01/2008 19:52

En fait, ce qui est avant tout ahurissant, ce n'est pas ton choix, que tu expliques très bien, mais que celà est illégal ! Meme si tu le désirais, tu ne devrais pas à avoir à faire plein de démarches pour "retrouver" ton nom, parce que tu n'auarsi jamais du en changer. C'est pas de ta faute, personne ne le sais ...C'est tout très bien expliqué là :  http://romy.tetue.net/spip.php?article270

Lise 22/01/2008 16:53

Pas de souci, je n'étais point offusquée, plutôt flattée, j'aime à penser que je suis ahurissante!!!! ;-) Et pour en revenir au nom marital, j'avais proposé à l'époque à mon fiancé de prendre le mien, mais a priori ce n'était pas possible, donc je me suis résolue à prendre le sien parce que c'était pour moi, digne descendante de générations judéochrétienne, une façon symbolique de "créer" une famille, une union.....il se trouve que je me suis aperçu à 30 ans passés que ma vie serait plus enrichissante auprès d'une femme que d'un homme, donc divorce. J'en viens à la raison pour laquelle j'ai gardé mon nom marital plutôt que de revenir à mon nom de jeune fille, à part par paresse (c'est très fastidieux de changer son identité auprès de nos divers organismes, sociaux, professionnels etc....), en fait, toujours en rapport avec ce poids (que pour le coup je ne reçois pas comme tel) de mon éducation, je n'épouserai plus personne devant Dieu (tu vas me prendre pour un cul béni, pourtant non), et il était important pour moi de conserver de ce mariage quelque chose de fort (en plus de la profonde affection que j'ai pour mon ex), tel le nom. Disons que ce mariage était un choix que je ne renie pas, ne regrette pas, qui m'a aidée à grandir, qui m'a apportée une famille, qui m'a construite et sans lequel je ne serais pas où j'en suis aujourd'hui. Je saoule là? okokookok j'arrête...j'espère que tout ça aura eclairer un peu ta lanterne de millitante....