Le 8 mars à Rome : comment tuer les implications de la journée

Publié le par Alipeg CARVIN

En rentrant ce matin, j'ai trouvé ce matin scotchés sur la porte de ma chambre un brin de mimosa et un p'tit mot  "meilleurs voeux pour la fête de la femme". D'abord intriguée, je commence à me rappeler cette coutume dont j'avais déjà entendu parler et que j'avais complétement oubliée : en Italie, pour le 8 mars, on offre aux femmes un brin de mimosa et surtout, on ne fête pas la "Journée Internationale du Droit des Femmes" mais tout bonnement la "Fête de la Femme" !

Ce changement de nom n'a l'air de rien et ces fleurs peuvent sembler bien innocentes, mais si en y regardant bien, on se rend compte que tout cela n'est qu'une façon détournée de faire perdre son sens à la journée... On ne se pose plus les questions soulevées par la Journée Internationale du DROIT DES femmeS, avec son lot de remises en question parfois désagréables ou tout simplement une prise de conscience de la situation des femmes dans le monde...et l'on se contente d'offrir un tige jaune censée flatter notre féminité (!)

Notons au passage le changement du  nombre : "des femmes" devient "de la femme" ou comment réduire la diversité des situations  des femmes à un éternel féminin (celui qui fait que LA femme aime recevoir une tige jaune sans doute?), simplification qui semble résoudre à elle seule tous les problèmes.

Bref, notre combat n'est pas vain... et il commence sans doute d'abord par le pouvoir des mots.

ALi

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