Peg, mon infirmière à domicile, pour changer un peu du pansage quotidien de mon index depuis que je me suis ouvert le doigt avec un morceau de verre - eh oui, je vis dangeureusement... - se met en quête d'une compresse d'alcool pour neutraliser l'ennemi (ma cuisse inflammée, suivez un peu).
Mais, catastrophe, le flacon a disparu. Ne désespérant pas de me sauver la vie (enfin, la cuisse), Peg passe en revue toute la salle de bains, avant de décréter que, bon, on n' a rien, donc c'est foutu pour moi...
Puis je l'entends farfouiller dans sous l'évier, là où on planque nos bouteilles, et hurler : "j'ai trouvé !!!"
Elle revient morte de rire avec une bouteille de mirabelle maison que notre copine Clo nous avait offerte quand nous habitions encore à Nancy. Je commence à me marrer, jusqu'à ce que je me rende compte que Peg, elle, ne plaisantait pas... Elle comptait bien me soigner "à la vosgienne" !
J'ai donc passé la nuit avec une compresse de mirabelle sur la cuisse... en envoyant des effluves de gnôle à chaque changement de position (de position de dodo bande d'obsédées sessuelles...)
Ce matin, ma cuisse semble être devenue normale...
Moralité : vive la vosgian attitude !
En bonus : une scène d'anthologie à laquelle j'ai repensé après cet épisode mirabellien :
Ali



Le premier essai n'a pas été très
concluant puisque j'étais gênée : j'avais oublié que l'on pouvait couper le petit tube pour qu'il n'appuie pas sur les lèvres ou sur l'entrée du vagin.


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